Afin d’assurer la sécurité des riverains et de l’environnement pendant la réalisation des travaux, une surveillance spécifique de la qualité de l’air (PM2,5/PM10, métaux sur PM10 et retombées atmosphériques) est mise en place sur le secteur par l’ADEME avant, pendant et après-travaux.
Les objectifs de cette surveillance
- Quantifier les émissions de poussières issues des travaux de mise en sécurité et leurs concentrations en métaux afin de s’assurer de l’absence d’impact sanitaire sur les populations.
- Identifier de manière réactive les travaux nécessitant la mise en œuvre de mesures de limitation des émissions de poussières.
2 stations météorologiques pour suivi des température, pluviométrie, humidité, vitesse et direction des vents :
- 1 à l’Escalette ;
- 1 à Callelongue.
12 appareils de mesures instantanées permettant de mesurer en continu et en temps réel les particules dans l’air ambiant (PM2,5 et PM10) qui permettront de piloter le chantier en temps réel.
10 préleveurs séquentiels au droit des zones habitées les plus proches des dépôts de scories (2 appareils par secteur) pour mesurer les PM2,5 et PM10 dans l’air ambiant et les concentrations en métaux dans les PM10 (plomb, arsenic, cadmium et nickel) :

12 jauges Owen au droit des zones habitées pour mesurer les retombées de poussières :

La mise en œuvre de ces dispositifs n’a pas pour objectif de réaliser une surveillance de la qualité de l’air dans le cadre de la législation concernant les ambiances de travail, mais de vérifier la qualité environnementale de l’air ambiant extérieur, et d’en assurer le suivi avant, pendant et après les phases susceptibles de générer des poussières polluées (excavations dans les dépôts).
Un état initial avant travaux a été réalisé sur une période de 7 mois de septembre 2024 à mars 2025 afin de rendre compte de la qualité de l’air hors influence des travaux.
L’air ambiant
Télécharger le Tableau des résultats de mesure de l’air ambiant (JPG – 304 Ko)
PM10 et PM2.5
Les concentrations sont comparées aux valeurs réglementaires existantes de la qualité de l’air.
Aucun dépassement des valeurs réglementaires limites de qualité de l’air n’a été constaté durant l’ensemble du suivi pour les PM2,5 (< 25 μg/m3) et PM10 (< 50 μg/m3).
À noter que les concentrations mesurées sur l’ensemble des secteurs en PM2,5 et PM10 sont globalement inférieures à celles mesurées sur la station de référence de Marseille Longchamps, à l’exception de quelques points.
Métaux
Les concentrations relevées sont comparées aux valeurs cibles existantes.
Aucun dépassement des valeurs cibles n’a été relevé pour les différents métaux quantifiés dans les PM10 dans l’air (arsenic : <0,006 µg/m3 ; plomb : <0,5 µg/m3 ; cadmium <0,005 µg/m3 ; nickel : <0,02 µg/m3).
L’état initial a par ailleurs mis en évidence que les concentrations en métaux ou en PM10 n’évoluent pas avec la puissance du vent. Aucune corrélation n’a pas être établie entre les concentrations observées dans l’air ambiant et les conditions météorologiques (température, pluviométrie, humidité, vitesse et force des vents).
Les retombées atmosphériques
En l’absence de valeurs de comparaison françaises, les mesures réalisées (mensuelles) ont été comparées en première approche et à titre informatif aux valeurs européennes existantes (mesures annuelles) :
| Paramètres | Référence Suisse (moyenne annuelle) |
Référence Allemande (moyenne annuelle) |
|---|---|---|
| Masse totale | / | 350 mg/m2/j |
| Arsenic | / | 4 µg/m2/j |
| Plomb | 100 µg/m2/j | 100 µg/m2/j |
Des dépassements réguliers de la valeur de référence allemande (350 000 µg/m²/j) sont relevés pour l’ensemble des jauges Owen, en particulier en septembre, décembre 2024 et février et mars 2025. Les maximas sont régulièrement observés sur le secteur de Callelongue.
Des dépassements des valeurs de référence en arsenic (4 µg/m²/j) et en plomb (100 μg/m²/j) sur les retombées de poussières sont régulièrement observés sur l’ensemble des secteurs à l’exception de la calanque des Trous.
En ce qui concerne les retombées de poussières en dehors de toute période de réalisation de travaux, la campagne de septembre 2024 à mars 2025 a permis de mettre en évidence :
Aucune corrélation n’est observée en revanche entre le dépôt de poussières et les PM10 dans l’air, les précipitations ou encore les directions des vents.
La comparaison des fractions particulaires et dissoutes obtenues lors de la campagne révèle que les éléments métalliques sont principalement présents dans la fraction dissoute du flux journalier.
La surveillance en phase chantier
Dans le cadre de la surveillance du chantier, des seuils dits « de vigilance » et « d’alerte », établis sur la base des résultats obtenus lors de l’état initial, des valeurs réglementaires en vigueur et de calculs de risques sanitaires, sont mis en place. Ils permettent de garantir la sécurité des riverains et de l’environnement pendant toute la durée des travaux.
La détermination de ces seuils a fait l’objet d’une validation par les services de l’Etat compétents en la matière (DREAL/ARS). Ils sont définis en moyenne journalière.
Ainsi, les seuils utilisés de manière réactive pour le pilotage du chantier sont les suivants :
| Paramètres | Seuil de vigilance | Seuil d’alerte |
|---|---|---|
| Valeur réglementaire valeur limite en moyenne journalière | Valeur réglementaire Seuil d’alerte | |
| PM10 | 45 µg/m3 | 80 µg/m3 |
| PM2,5 | 25 µg/m3 | 50 µg/m3 |
Un dépassement de ces seuils pendant une durée de 2h déclenchera la mise en œuvre de mesures spécifiques, allant jusqu’à des arrêts de chantier en cas d’atteinte des seuils « d’alerte ».
Une information régulière sera faite auprès des membres du comité de suivi. En cas de dépassement des seuils d’alerte, l’information sera également portée sur le site internet dans la rubrique « actualités ».
Des seuils de vigilance et d’alerte sont également établis pour les concentrations en arsenic et en plomb dans l’air ambiant ainsi que pour les retombées de poussières. Toutefois, l’analyse de ces paramètres n’étant pas réalisée en instantané, leur suivi au regard des seuils établis permettra avant tout de conforter les mesures et actions engagées de manière réactive.
Synthèse des résultats en cours d’élaboration.

